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 Trépidentes tribulations d'un gros porc.

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Danton
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MessageSujet: Trépidentes tribulations d'un gros porc.   Jeu 29 Avr - 15:34

L'épais carnet est usé bien qu'il ne soit pas vieux. Quelques tâches de graisse sont visibles sur la couverture, signe qu'il a appartenu à quelqu'un de peu soigneux, ou qu'il est tant passé de main en main qu'il en a vieillit prématurément. Toujours est-il qu'en l'ouvrant, sur la première page on tombe sur deux dessins aussi évocateurs que mystérieux (et, soit dit en passant, mal fait), encadrant une inscription que même un myope sans lumière à 20 mètres ne pourrait pas manquer :

pig

BUTA

pig
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Danton
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MessageSujet: Re: Trépidentes tribulations d'un gros porc.   Jeu 29 Avr - 15:55

La seconde page est nettement plus classique. Il s'agit simplement d'écrits vraissemblablement exécutés d'une main un peu pataude, pour ne pas dire lourde.

Alors voila. Cé mon journal. Vous avez de la chanse, jé attendu de me perfectionner en calligraphie avant demi mettre. D'ailleurs, cé moi qui ai fait les dessins en première page. Cé pa mal non ? Il sont splendides ! Je pense que ça serait une chouette inspiration pour l'insigne de notre brigade.

Et là y en a qui se demandent, mais de quoi il parle ce baka ?! Et ben ils ont bien de la chance que j'arrive pas à intégrer les coups de tête au bouquin, sinon ils auraient carrément mal au né.

Alors à ceux là, je vais juste dire écrire trois mots : pa-tien-ce.

Parce que d'abord, on va parler de moi. Moi cé Kuma Ryoku. Le Grand. Non cé pas de la vanité, cé juste qu'il y a aussi petit Ryoku, aussi dit Ptit Doigt. Mais ça vous verrez bien plus tard. Et donc, comme disait mémé, même si jé jamais su qui était Thaïm :

On s'uppone Thaïm...

PS : désolé pour les fautes, je suis pas encore tré tré bon en ortografe.

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Danton
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MessageSujet: Re: Trépidentes tribulations d'un gros porc.   Jeu 29 Avr - 16:25

Chapitre Premier : A la fin, une bataille se profile.

Pour le confort du lecteur et car nous aimons stimuler vos petites cellules grises, nous vous laisserons imaginer les diverses fautes qui se glisseront volontairement ça et là. Attention, nous le saurons si vous ne faites pas l'effort de le faire. Et vous saurez que nous savons. Donc nous saurons que vous savez que nous savons, vous savez ?

Kyuden Kuma, c'était chouette. C'était du temps du Shogun Fusanori. Moi j'étais encore un gosse, avec les cousins. Mais comme j'étais le plus grand, je restais souvent avec Shikaru. Shikaru, ben c'est l'aîné. Un ashigaru, comme son père. Le mien il était bushi, alors forcément, par tradition, hop, j'ai suivi un enseignement de bushi aussi.

Mais ça au fond on s'en cogne. Ce qui importe c'est que le vieux de Shikaru, il avait un rêve. Il voulait former un groupe trop bien pour claquer la tête des méchants, servir l'Empire, et tout. Un peu comme Gosaburo-sama avec ses Higuma. Il a inculqué tout ça à Shikaru qui trouvait ça super. Et ensuite, il est mort. On choisit pas.

Après, on a changé de Daimyo. Kotetsu-sama. Il parait qu'il avait plein d'idées et tout. Mais lui non plus il a pas choisit. En plus, le Kyuden est tombé - encore ! - et du coup on a migré comme des porcs au Shiro, sous le commandement de Zaraki-sama.

Je sais pas s'il avait des idées, mais il avait du muscle en tout cas. Et du lourd.
Shikaru a passé son gempukku à peu près à ce moment là, du coup il a commencé à faire des trucs de samouraïs. Moi j'ai continué le dojo, et j'ai préparé le terrain pour les petits cousins aussi. Fallait tous qu'on prenne exemple sur Shikaru, comme mémé le disait si bien : Si tu continues à faire comme le Shikaru, tu vas devenir un vrai Buta ! Je crois pas qu'elle le disait dans le bon sens, mais comme c'est ce qu'on cherchait, on a continué.

Et puis j'ai passé mon gemupukku à mon tour. Je me suis mesuré à quelques uns de mes frères de clan, pour voir si le muscle ça faisait tout : Hé ben je peux vous dire qu'à l'époque en tout cas, ça faisait pas mal ! Du coup je suis allé rapidement en patrouille au mur. C'était sympa. J'ai même éclaté mes premiers bakemonos. Shikaru lui il était parti dans le nord, planter des pics dans une montagne je crois. Et c'est là qu'il y a eu cette histoire de bataille.

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Danton
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MessageSujet: Re: Trépidentes tribulations d'un gros porc.   Jeu 29 Avr - 16:52

Chapitre Second : Où l'on critique, mais qu'à demi-mots s'il vous plait !

En fait, je sais pas si ça vous dit quelque chose, mais il parait qu'un Torayama avait insulté la future femme du Shogun qui est jamais devenue sa femme parce qu'il est mort de surmenage avant : on choisit pas.

Bref, le Shogun du moment, Karasu Shunbin, il avait pas trop apprécié qu'on insulte sa fiancée, et il a déclaré la guerre contre les Torayama. Apparemment c'était une cause suprême pour l'Empire que de défendre son nom, parce qu'il a rallié tous les clans à lui. Et qui c'est qui a défendu le mur en attendant ? C'est bibi !

Bon, j'étais pas tout seul évidemment, il y avait Zaraki-sama, et tous les autres. Ouais en fait on était quasiment tout le clan Kuma devant la porte sud. Et là, qu'est-ce qu'on voit au loin, venant de la Terre des Ombres ? Un gros nuage de poussière. Bon des fois il y a du vent, mais vous seriez bien naïfs de penser que c'était ça. Non, c'était plein de bakemonos qui arrivaient en masse vers nous.

Vous vous êtes déjà pris une poutre dans la tête ? Moi oui, une fois. Elle s'est fissurée, j'ai eu mal au front pendant bien trois jours ! Mais c'est pas tellement ça en fait. C'est juste le moment où elle vous tombe dessus comme ça. Elle grossit, elle grossit, on anticipe, on se crispe, et BIM ! C'est noir quelques secondes, et après ça passe.
Mais pendant cet instant là, juste avant qu'elle ne vous touche, quand le silence est si assourdissant que l'appréhension vous prend les tripes pour vous les mettre au bord des lèvres, quand vous savez plus trop où vous êtes exactement, bien que vous sachiez que vous aimeriez bien être ailleurs que sous la poutre qui vous tombe sur le coin de la gueule.
Et ben c'est un peu ça, quand la Terre des Ombres vous vomis sa horde dessus, avec toute l'odeur putride dont elle peut être capable, et la souillure dégueulasse qui va avec.

Ca colle aux doigts hein ? C'est Shikaru qu'à fait tomber du saucisson sur la page. Désolé pour ça.

Et là la bataille commence, que ça s'entrechoque, que ça s'étripe joyeusement. Et du coup ça va mieux parce que l'attente est passée.

Faut dire ce qui est, on les a juste déglingués sévère. On a même pas eu un seul mort. Bon, rétrospectivement (j'aime bien ce mot) je me dis que c'était quand même de la gnognotte. Même pas un Oni Ryu pour agrémenter le plat de résistance.
Mais, ce qui est pas mal ironique quand même, c'est de se dire qu'on a fait ça pour protéger une tripotée de samouraïs qui se sont entredéchirés, non ?

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MessageSujet: Re: Trépidentes tribulations d'un gros porc.   Jeu 29 Avr - 17:37

Chapitre Troisième : Les plus belles femmes de l'Empire !

Après l'effort, le réconfort. On avait "sauvé" l'Empire - encore - alors ça méritait bien huit années de repos. On a bu, on a mangé, on a dormi, on s'est tapé sur la tronche, on a fait des patrouilles. On a eu des occupations de Kuma, en somme. Et justement, je rentrais d'une patrouille - non sans avoir adressé mon bon souvenir à deux bakemonos qui passaient par là, et laissé ma marque sur une grosse pierre en y dessinant avec mon talent légendaire le cheval bien monté de Gosaburo-sama - quand je suis tombé sur Emiko-sama. Enfin, c'est une allégorie (j'aime bien ce mot aussi) évidemment. Elle allait se mettre en route pour Shiro Banken, histoire de regarnir nos stocks et accessoirement fournir les artisans Karasu en matière première. Donc je me suis vaillament proposé pour l'accompagner, histoire de l'aider à porter le matériel.

Bon, y avait aussi un peu du fait qu'on m'avait dit que les plus belles femmes de l'Empire se trouvaient au nord. Fallait bien que quelqu'un de la famille vérifie. Et comme Shikaru m'en avait pas parlé au retour de son voyage, j'ai saisi l'occasion, en plus de mon armure et de mon katana.

Hé ben je peux vous le dire les enfants, je n'ai pas été déçu. A peine arrivés à Shiro Banken que bim ! On est tombés sur une bande de Karasu - normal, vous me direz - dont Karasu Chibana. Vous voyez nos ashigarettes ? Ben pareil, sans barbe, avec de la poitrine plutôt que des pectoreaux, et plus... ben femme quoi. Et en plus elle est sympa, pas du genre à mettre un taquet dans le pif si on la regarde un peu trop longtemps. Du coup j'ai commencé à la comparer à Emiko-sama, qui est malgré tout restée très belle, quoi. Bon, elle avait pas la même prestance, mais y avait du niveau.

Bon, quand elle a commencé à rougir, je me suis rendu compte que les Karasu me lançaient des regards un peu appuyés. Faut dire, tout le monde n'a pas mon charme. Mais comme je voulais pas non plus trop mettre les pieds dans le plat, je me suis gentiment retiré à l'auberge de l'écureuil mauve - quelque chose dans ce goût là - après être allé avec Emiko-sama à la forge. Et là, rebim ! Torayama Orihime. Bon on connait tous la réputation des fils du tigre. Et pensez pas aux tigresses, ça n'a rien à voir ! Bande de gros porcs, huhuhu.
Donc, je me suis fait discret (imaginez un peu quoi) et je me suis installé à une table tranquille. En plus y avait un pote dans l'auberge aussi, je me suis dit qu'il la courtisait comme ils disent, alors j'allais pas m'introduire dans leur conversation.

Ben en fait non ils parlaient pas trop, et encore une fois mon charme sans pareil à frappé : elle m'a abordé. Elle a voulu que je lui parle de moi, mes gros muscles, mon clan - enfin, le clan Kuma -, nos coutumes et nos officiers. En gros. Hé ben faut pas s'arrêter sur les idées préconcues en fait. Comme Chibana qu'est pas coincée, Orihime elle est vachement engageante. Je veux dire, on s'est de suite tutoyés. Une Torayama quoi ! J'ai même appris comment elle forgeait des trucs en petite tenue, parce qu'il fait méchament chaud dans la forge. Mais ça, c'est une autre histoire.

En ressortant, j'ai retrouvé Emiko-sama, et on est allés à Kyuden Kitsune, accompagnés de Chibana-san, Orihime-san, et d'autres Karasu (...). Non, ne me demandez pas pourquoi elles m'ont accompagné, vous ne me croiriez pas !
Donc me voilà arrivé à Kyuden Kitsune. Qu'est-ce que je fais ? Hé ben je cherche une femme tiens, faut comparer. Et là je suis tombé sur une petite, toute frêle et pâle, toute parfumée. Par le pouvoir du jambon ancestral ! J'aurais eu peur de la casser en deux en éternuant à côté d'elle.
Non mais, belle hein. Mais c'est tout. C'était d'un triste. Tellement triste que Chibana-san en a éternué, les larmes aux yeux. Ou alors c'était le parfum. En tout cas, elle est pas restée longtemps.

J'ai encore cherché à droite et à gauche, mais c'était un peu vide comme endroit. Alors je suis allé devant le palais, même si les Karasu m'ont dit que c'était pas forcément très polis d'y entrer sans y être invité. Ben moi je dis, si on leur achète plein de matériaux pour l'Empire, on peut quand même se permettre de visiter non ? Et puis, il parait que les Kitsune sont très accueillants. Alors j'y suis allé...

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MessageSujet: Re: Trépidentes tribulations d'un gros porc.   Ven 30 Avr - 12:52

Interlude : Petite histoire de Buta.

Il y a des samouraïs qui deviennent des légendes, et des légendes qui deviennent des mythes. Vous connaissez Kuma Mizuki ? A la maison, c'est ce qu'on appelait un mythe.

"Si tu ne termines pas ton bol de riz, Mizuki-sama va venir te changer en Kit lopette !"

Chaque clan a au moins une fusui. La plupart au moins une "doyenne". Mais nous on a le monopole de la vieille sorcière édentée au regard pétillant de malice.

"Récurres toi les dents, ou Mizuki-sama te les fera tomber !"

C'est un truc qui passe à travers les générations. Je crois qu'on a arrêté de compter les années. Il parait que dans les montagnes, il y a un Golem immortel. Ben nous elle est peut être moins impressionnante, mais elle doit pas être loin d'avoir le même âge que lui !

"Si tu vas pas te coucher, c'est Mizuki-sama qui va venir te border !"

Alors je peux vous dire que le jour où elle débarque au dojo, quand vous venez de passer votre gempukku, et qu'elle vous dit qu'elle aimerait se battre avec vous à coups de poings, vous faites pas trop le mariole.

"Honores ton clan, ou c'est Mizuki-sama que tu devras hon... heu..."

Et alors quand par malheur vous lui foutez une mandale dans la face, vous priez fort pour qu'elle ne vous lance pas une malédiction quelconque.

Moi en tout cas, ce que je peux vous dire, c'est que j'ai une dent qui bouge. C'est pas bon signe !

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MessageSujet: Re: Trépidentes tribulations d'un gros porc.   Mer 5 Mai - 13:14

Chapitre Quatrième : Emma t'es froide comme le carrelage de mes WC !

Vous qui lisez ces lignes, si vous n'êtes jamais entrés dans le Palais de Jade, coeur de Kyuden Kitsune, foncez ! Promis, ça vaut le déplacement. C'est grand. C'est beau. C'est clinquant. Bon il y a encore quelques poutres brûlées mais oh, on est pas des sauvages, on sait apprécier le bel ouvrage quand même !
Et dites pas que le jade qu'on peut voir partout là bas servirait surement mieux contre l'Ombre : c'est pas très poli !

Quelques petits conseils toutefois :
Déjà, évitez de rentrer avec de gros sacs remplis de jates, de balles de coton et de sabres divers, même s'ils viennent de leurs boutiques. C'est peut être la cité des marchands, mais ils apprécient pas trop qu'un samouraï débarque avec tout son bardas dans leur Palais. Ca fait tâche.

Ensuite, avant de vous ballader dans le Palais, le nez en l'air pour admirer l'ouvrage, faites un tour d'horizon des personnes présentes. En général, si y a quelqu'un qui a l'air constipé installé sur l'estrade, il vaut mieux le saluer. Sinon il se renfrogne d'autant plus.

Enfin, si vous voulez partager un petit thé en toute convivialité, passez votre chemin, ou alors déboursez vous même. Vous vous croyez où, chez mémé ? Vous voudriez pas rester quelque jours aussi ? Manquerait plus que vous osiez demander si on peut pas vous apprendre un peu les rudiments des manières de la cour ! Allez hop on dégage, y a rien à voir !

Non mais, sinon, c'est vachement beau. Grand. Clinquant. Et froid.

Peut être qu'on dit à leurs femmes d'être comme ça, à l'image de leur Palais ? Ca expliquerait pas mal de choses !

J'ai pas eu le temps d'étudier plus "la chose" parce que Emiko-sama avait terminé les achats pour Shiro Banken, du coup on s'est remis en route, avec Keigo-san et Riku-sama. Je vous ai parlé de Riku-sama ? Non ? Ca va venir, soyez patients mes cochons !

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MessageSujet: Re: Trépidentes tribulations d'un gros porc.   Mer 5 Mai - 13:39

Interlude : Le Petit Doigt de La Main.

Je me rends compte, honte sur moi, que je ne vous ai pas présenté la famille ! Alors l'aîné, comme vous l'avez déjà lu si vous avez pas sauté de page, c'est Shikaru. Je vous ferai bien un arbre généalogique mais mon talent requiert beaucoup plus d'espace qu'une malheureuse page pour s'exprimer. Alors accrochez vous !

Shikaru donc, c'est le fils du frère de mon père. C'est pas trop dur hein ?

Puis y a moi, Ryoku. Je suis le fils de mon père. Heu... Bon.

Après, y a Gorei. Lui c'est notre petit cousin. Alors si je me trompe pas, c'est le fils de la fille de la soeur de la fille (donc en fait de la seconde fille, quoi) du grand père de la mère de Shikaru. Ca va vous suivez toujours ?

Ensuite, y a Shokunorize. Il a passé son gempukku y a pas très longtemps. Il est déjà balaise pour son âge, presque la même carrure que moi. Normal vous me direz, on est de la même branche ! Alors lui, c'est le fils du fils du demi-frère de mon père (et du père de Shikaru) qui était donc le troisième fils de notre mémé, qu'elle a eu après que pépé 1 soit mort.

Enfin y a Ryoku -non pas moi, l'autre-, me demandez pas pourquoi il a choisit le même nom que moi à son gempukku. Lui, c'est le fils de la fille de la soeur de mon père (et donc du père de Shikaru aussi, cette fois) mais pas du père de Shokunorize (c'est sa demi-soeur, donc. Pfiou !). Et comme c'est pas évident quand on est ensemble - imaginez "Hé Ryoku-san ! Non pas toi, l'autre !" - Shikaru lui a trouvé un nom de guerre (ou quelque chose dans ce goût là) : Petit Doigt !

Evidemment il y a une signification à ce surnom. Laquelle ? Allez, je suis sûr que vous allez trouver...

PS : Pour plus de clareté, je vous ai mis que les cousins ayant passé leur gempukku. Huhuhu.

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MessageSujet: Re: Trépidentes tribulations d'un gros porc.   Mer 12 Mai - 12:24

Chapitre Cinquième : Et je chante chante chante, ce refrein qui me plait !

Voyager avec Emiko-sama, c'est pas reposant, mais c'est sympa.

Vous connaissez Emiko-sama ? C'est une bonne vivante, joviale, qui ne prend pas la mouche pour un pet de lapin. Et elle a une lueur d'intelligence dans le regard, toujours prête à faire des trucs lubriques ludiques !

Par exemple, moi je chante comme un cochon. Mais comme en général les samouraïs avec lesquels je voyage sont à cheval, je dois toujours cavaler comme un dingue. Alors je chante, ça donne de l'entrain, vous voyez ?

Du coup je me suis improvisé... heu... compositeur tiens. Ca sonne pas mal comme titre ça. A l'occasion, je vous mettrai une petite chanson.

Enfin bref, sur la route pour revenir à Shiro Banken, chargés comme on était tels des poneys supportant un Tengu avec nos gros sacs, je courais derrière Emiko-sama en chantant.
Alors pour ceux qui ne sont pas des initiés à la "Technique du Chant de Course", sachez qu'il faut toujours garder le rythme. Et donc ne jamais s'arrêter. Si jamais vous y êtes obligés, trottinez sur place pour garder le rythme. Tout est dans le rythme. Parce que les paroles bon...

Tout ça pour écrire qu'à un moment, Emiko-sama s'est arrêtée sur la route. Surement pour m'attendre et partir en même temps pour faire la course, je me suis dit !
Du coup, hop hop hop, je me mets à chanter pour lui donner un peu de tonus, et on est partis !

Ben en fait elle m'attendait pas. Je l'ai compris quand j'ai faillit rentrer dans Riku-sama. Littéralement. Mais sans rien de scabreux non plus hein !

Torayama Riku. Hé ouais, moi je connais des gens de la haute dans tout l'Empire ! C'est la femme de Keigo-san maintenant. Enfin non, Torayama Keigo-sama. Carrément. Vous savez pas qui c'est ? Faut sortir un peu les enfants. Y avait le Shogun à leur mariage. Mais ça, vous le saurez plus tard.
Keigo-sama, à l'époque, il gardait le Yachu-no-Tachi. Hé ben il l'a donné à un autre samouraï de lignée Yachu pour épouser Riku-sama. Si ça c'est pas une preuve d'amour.
Eux ils sont assez sympas aussi, finalement. Distingués et tout, mais au fond ça se voit qu'ils m'aiment bien. Comme tout le monde ! Et puis, comme Riku-sama est officier, faut bien qu'elle se comporte en tant que tel.

Et donc, j'ai faillit lui rentrer gaiment dedans. Mais sans être de ce bord là, attention.
Elle m'en a pas voulu, preuve en est qu'elle m'aime bien, et on a repris la route avec Emiko-sama jusqu'à Shiro Banken.

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MessageSujet: Re: Trépidentes tribulations d'un gros porc.   Mer 9 Juin - 11:53

Chapitre Sixième : Le Dojo qui pique.

Je vous épargne ce qui fut notre passionnante étape de chargement - déchargement des marchandises à Shiro Banken, avec Emiko-sama. Vous risqueriez de vous endormir. Et quand bien même j'ai juste pas envie. Donc pour clore ce sujet, je dirais que le Maître Forgeron Arakaze-sama a l'air d'un chouette bonhomme. Un jour je repasserai le voir, peut être.

Mais bref, c'est sur ces entrefaits que Shikaru-san m'a rejoint et qu'on s'en est allés sur les routes, en tant que tels, fiers et plein de gaillardise, avec pour destination le Dojo des Cinq Piques.

La route était sympa, on a même croisé Zaraki-sama en chemin. On a marché, marché, jusqu'à atteindre des étendues couvertes de neige. Et là, on a marché encore. On s'est abrité dans des bois, pas loin de Kyuden Torayama. Y avait d'ailleurs l'un des leurs sur place mais, loin d'être locace, il s'en est allé pratiquement dès notre arrivée.

Et alors ! On s'est remis en route, en grimpant, grimpant. Je vous le dis moi, le Mont Solitaire on en atteint le sommet plus vite que ceux des montagnes du clan Saru là bas hein. Enfin, finalement, nous voilà arrivés au fameux dojo. J'ai cherché un bon moment les piques sans les trouver, avant de comprendre la subtilité de la chose. Alors rien que pour vous mes cochonnets : le faît d'une montagne on appelle ça aussi un pic. Et donc c'est le Dojo des Cinq PICS ! Dingue.

Et donc nous voilà passant les portes massives du pas du conquérant qui se réchaufferait bien les miches auprès d'un bon feu. Comme quoi le mal du pays, on le prend vite quand on vient du sud et qu'on se retrouve là haut. Mais bon, qu'à cela ne tienne, on était pas seuls. Y avait les senseïs du dojo, déjà. Et puis même quelques Kumas - Hatsuyo-sama, par exemple -, Saru et tout. Première fois que j'en voyais.

Un couple drôlement assorti si vous m'en croyez, d'ailleurs. Une petite guenon toute frêle accompagnée d'un grand babouin musclé. Apparemment il lui servait de Yojimbo. Enfin bon, comme ça avait pas vraiment l'air du lieu dans lequel on tape la discute, on est allés voir les senseïs qui voulaient bien de nous, et on a appris.

"Rapide comme le vent, samouraï."

Ah ça, je lui aurais bien expliqué ma technique de course par plaquage de cheveux mais le senseï avait pas l'air trop trop enclin à se faire raconter des histoires, alors j'ai gardé mon clapet fermé et j'ai fait ce qu'il me disait, encore et encore. Jusqu'à ce que...

"Flexible comme le roseau, maintenant."

J'avais plutôt l'air d'un bambou je crois, au début. Mais à force de persévérance - et de coup de trique dans les genoux - ça a finit par payer. Une vraie tête de roseau je vous le dis !

"Bien. Souple comme un pétale de cerisier à présent."

Là je suis resté interdit. Moi, un pétale de cerisier ? Et pourquoi pas un chrysanthème aussi. J'ai cru qu'il se moquait de moi le senseï. Mais il avait pas l'air de plaisanter. En même temps, comment savoir ? Plus on va dans le nord, moins ils sont expressifs les gens.
Il a fallut qu'il m'explique du coup. Mais j'ai compris, en fait. Et si vous non, ben attendez qu'un pétale de cerisier tombe de la branche quand il y a du vent et essayer de lui péter les dents - façon de parler - avec un boken.

Bon, je vous avoue qu'après être passé du vent, au roseau jusqu'au pétale de cerisier, j'appréhendais un brin la suite du programme. "Doux comme une peau d'bébé ?". Et puis comme Shikaru-san s'était vu confirmer ses capacités, en tant que tel, on allait se mettre en route quand Gosaburo-sama est arrivé avec son groupe, nous annonçant que Keigo-sama et Riku-sama allaient se marier à Kyuden Torayama. Et qui dit mariage, dit banquet, non ?

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MessageSujet: Re: Trépidentes tribulations d'un gros porc.   Mer 30 Juin - 12:22

Interlude : Chanson de marche.

Un Buta paye toujours ses dettes, et je vous avais promis une petite chanson. Alors, en préambule, notez bien que si votre imagination et votre talent sont aussi prolifiques que les miens, vous pouvez la décliner pour un peu toutes les routes, destinations et situations que vous voulez.

Bon évidemment, ça marche moins bien quand vous êtes pas d'la famille mais hé, ça nous fera connaître comma ça vous voyez ? Et puis on est pas sectaires, on aime presque tout le monde !

Alors d'abord, on se racle la gorge bien comme il faut, on crache son glaire si il faut, on donne un peu de la voix comme ça :

"AAAAAAAAAAAAAAH ! AAAAAAAAAAAAAH ! OOOOOOOOOOOOOOOAAAAAAAAAH ! AAAAAARHOOOOOOOOOOO !!"

Faut se mettre en condition, 'voyez. Et là, on chante en trottinant et en prenant de la vitesse ! C'est pas pour les mauviettes hein !

"Un deux trois, la brigade BUTA !
Sans réfléchir elle fonce dans l'TAS !
Vaut mieux t'écarter si tu veux PAS !
Finir dans l'fossé comme un gros RAT !

ORE WA JAKKU BAWA !
SUR LES ROUTES JE M'ESSOUFFLE PAS !
ORE WA JAKKU BAWAAA !
J'SERAI AU SHIRO AVANT TOUA !"

Et là on COUUUUUURT !!!

PS : Aucun Buta n'a jamais maltraité de Nezumi, gros ou pas.

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MessageSujet: Re: Trépidentes tribulations d'un gros porc.   Mer 30 Juin - 13:25

Chapitre Septième : Une belle brochette de vainqueurs.

On est arrivés, Shikaru-san et moi, aux portes de Kyuden Torayama un peu après Hisae-san et Gosaburo-sama. Et juste avant Yamato-san et Reiji-san. Ce qui fait qu'on était pas les ours mouillés. Cherchez pas, c'est trop subtil pour vous comme raisonnement.

On a été accueillis par Masahito-sama, le Karo Karasu. Un grand samouraï un peu sec aux phrases concises pour ne pas dire monosyllabiques. Un digne représentant des bonnes manières quoi.

Après qu'il nous ait quitté après deux mots - et pas un de plus - échangés, on s'est décidés à pénétrer à notre tour dans l'édifice. Shikaru-san est directement allé dans le Hall pendant que je m'attardais sur la place.

J'sais pas si vous êtes déjà allés là bas, mais Kyuden Torayama c'est un peu impressionnant. J'veux dire bon, Shiro Kuma, c'est une forteresse balaise hein. Tu le vois de loin sur la route et pour lui prendre ses murs, mon vieux, faut te lever de bonne heure. Kyuden Torayama, peut être pas aussi massif mais c'est austère, ça se dresse là comme ça pof. D'un côté les montagnes, de l'autres les plaines. Et partout t'as des soldats en armures avec des piques aux figures pâles et aux yeux durs. Tu m'étonnes que personne n'ait jamais conquis la place, ça donne pas envie.

Enfin bon, j'étais un peu pressé quand même, alors je suis allé aussi vers le Hall des Ancêtres après m'être épousseté vite fait et là BIM ! Sur qui je tombe ? Les futurs mariés seuls là, comme s'ils m'attendaient pour commencer. Le destin quoi.

Bon j'aurais bien fait l'accolade à Keigo-sama mais bon, il était dans sa belle tenue là, et moi entre l'humidité collée à ma tenue à cause de la neige fondue, la poussière récoltée par dessus dans les bois... Sans être dégueulasse, j'étais pas reluisant malgré mes efforts.

Bref, Keigo-sama m'a dit que j'étais juste à l'heure et que la cérémonie allait se dérouler dans le Hall incessament sous peu. Je me suis donc dépêché de rentrer dans ce Hall Ancestral qui contient les noms des samouraïs Torayama depuis des générations. Je me demande si un jour, y aura plus de place pour tous les mettre d'ailleurs.

Y avait un monde là dedans. On était bien 25, sans compter la troupe de gardes d'élite. Une dizaine de samouraïs du Tigre, moitié moins de Kuma dont Gosaburo-sama et Emiko-sama, sept ou huit Kitsune et une poignée de Karasu, leur Daimyo en plus de Masahito-sama. Et une tablée de banquet sur toute la largeur de la salle que je commençais déjà à avoir faim. Y avait un fumet qui se dégageait de dehors, surement que les serviteurs tenaient une partie des mets préparés pour les apporter après la cérémonie. Ca aurait fait désordres vous imaginez ? Les invités qui commencent à becter pendant les discours.

Enfin je dis ça, je faisais pas trop le malin. Et puis Torayama Inoue-sama, le Daimyo Torayama, c'est quand même une légende. De toute façon, j'ai pas eu le temps de faire grand chose que Riku-sama et Keigo-sama débarquaient aussitôt et que la cérémonie débutait, présidée par Inoue-sama. C'était beau, quand même. Après si vous voulez les détails, vaut mieux demander aux intéressés. J'ai pas trop trop retenu. Ils ont chacun prononcé leurs voeux, Inoue-sama a validé le tout sous le regard d'Amaterasu et des ancêtres, et ils étaient mariés.

Gosaburo-sama a lancé les réjouissances avec un bon Banzaï pour féliciter les mariés, et là boum, c'était festival. Des discours longs comme la virilité de l'étalon de Gosaburo-sama, des acclamations, des félicitations en veux tu en voilà, des cadeaux, des rires, de la joie, des plumes qui volent et des éclairs qui fusent. Et des GRILLADES !!

Non parce que, faudrait pas oublier qu'on s'était tapé tout le chemin sans hâlte nous, et que bon, autant bourlinguer dans les plaines, ça va, c'est plat. Autant bon, la montagne, ça vous gagne ! Du coup, on a fait un déplacement stratégique en finesse par la gauche pour prendre à revers les plats et on a remonté le buffet avec nos assiettes. Une technique efficace. Le truc c'est que je n'avais pas assez de bras pour tenir toutes les assiettes.
Quand c'est long, c'est trop long !
Mais c'était bon quand même.

Le tout c'est fini un peu à plat quand l'assistance a été refroidie par un appel aux armes pour aller combattre Kazan no Oni sous la montagne de feu. Mais ça, c'est une autre histoire.

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Danton
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MessageSujet: Re: Trépidentes tribulations d'un gros porc.   Lun 5 Juil - 13:01

Chapitre Huitième : Rencontre du Premier Type.

Préambule : Ainsi que vous vous en doutez, je ne rédige pas ces lignes au fur et à mesure que les faits relatés adviennent. Des évènements ont fait que j'ai laissé ce carnet de côté plusieurs mois, aussi ne vous étonnez pas que quelques petites incohérences se glissent ça et là dans mes récits ou que le style change un peu. A mon corps défendant, tout change avec le temps, si vous ne le saviez pas, vous vous en rendrez compte bien assez tôt.

La première fois que j'ai vu le Shogun, j'étais sur la place d'armes avec Shikaru, Hisae-san, Yamato-san, Ryu, Gosaburo-sama, Torayama Eiyo-san et une poignée de ses frères de clan dont je ne me souviens plus des noms. On était occupés à mettre en place un bûcher, ce qui achevait de refroidir les quelques ardeurs de la cérémonie de Riku-sama et Keigo-sama, quand Saru Fubuki-sama déboula à Kyuden Torayama avec son escorte, soit Saru Fujio-sama et Saru Ran-san.

A l'époque je n'y avais pas prêté grande attention mais, manifestement, Hisae-san avait tapé dans l'oeil de notre Shogun dès le premier regard. Apparemment, il la prenait pour une autre. Une certaine Saru Saya, morte face à Kazan no Oni lors de la destruction de Kyuden Seigikami, de ce que j'en sais. Il faut dire que j'étais toujours pas mal échauffé par ce qu'avait dit Eiyo-san lorsqu'elle avait présenté sa requête d'aller mettre à bas le démon. En même temps, jetez à la figure à un jeune Kuma élevé à base de "défendre le mur c'est notre devoir et notre fierté", que le mur en question il nous abaisse et qu'on se terre derrière comme des lâches, faut bien s'attendre à une réaction nan ?

Mais bon, Gosaburo-sama et tous le monde semblait bien emballé par l'idée de refroidir les ardeurs de l'Oni de Feu, alors j'avais sagement fermé ma bouche et ruminé le tout en silence. Mais bon, j'avais le sang chaud. Je l'ai toujours d'ailleurs, on se refait pas, même si je tâche de me pondérer. Et fallait que ça sorte, alors c'est sorti, et devant le Shogun s'il vous plait. Ah ça, Eiyo-san a pas apprécié. Le Shogun non plus d'ailleurs.

Ah quel jeune chien fou je faisais ! Et pourtant, malgré ma grande gueule, jamais je m'en serais pris à un autre samouraï. Hé ouais, si on est là pour éviter que des sales bestioles rentrent chez nous pour aller assassiner nos copains, c'est par pour trucider nos semblables, pour quelques raisons que ce soit.

Enfin bref, j'ai dit ce que je pensais de ses paroles à Eiyo-san, et c'est tout ce que je voulais. Elle, elle est allé patrouiller, et on en est restés là. Gosaburo-sama m'a envoyé avec Shikaru, Yamato-san et Ryu-san chercher Reiji-san et Tsukasa-san restés au Dojo des Cinq Pics.
Pendant ce temps là, le Shogun devait donner des entretiens privés surement dans le Hall des Ancêtres ou en réquisitionnant les appartements d'Inoue-sama.

Après coup, je me suis dit qu'il ne manquait pas de prestance notre Shogun. C'est pas vraiment l'idée que je m'en faisais, plutôt franc et expressif dans son genre. Mais alliez ça aux manières Saru qui rendent les gens Sages et ça vous donne un ensemble... captivant, on va dire, même si c'est pas vraiment le terme qui convient. En gros, on l'écoute comme si c'était Mizuki-sama qui vous conterait une de ses histoires du passé, la trouille en moins. Oui, faut avoir de l'imagination quand même.

On s'est donc retrouvés aux portes du Kyuden, avec Yamato-san et Shikaru, et on se préparait à se mettre en chemin quand Reiji-san est arrivé, pissant le sang, son domaru ravagé par les coups...

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Danton
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MessageSujet: Re: Trépidentes tribulations d'un gros porc.   Mer 7 Juil - 12:48

Chapitre Neuvième : Rencontre du Deuxième Type.

Tout s'était précipité. Après Kuma Reiji, c'est un Kitsune qui nous a rejoint, porteur de funestes nouvelles. Son tout jeune Daimyo demandait l'assistance des samouraïs présents à la porte ouest débordée par une horde de la Terre des Ombres, menée par un Oni Ryu.

Du coup, après avoir averti tout le monde, on s'est mis en route, le groupe de Kuma mené par Gosaburo-sama, et on a couru comme des dératés pour rejoindre Shiro Kuhei. Enfin, surtout moi, les autres ils étaient tous montés sur leurs chevaux de guerre. Mais bon, si je vais moins vite, je me muscle plus les cuisses !

L'Oni Ryu était là, créature imposante aux ailes grandes comme un homme. Sa gueule aux allures féroces béait, du sang plein les babines, et ses griffes noires et tranchantes comme l'acier le plus effilé étaient rouges de sang. Du sang, il y en avait d'ailleurs partout, sur lui et tout autour. Sur ses pattes musculeuses et son torse décharné. Du noir et du rouge, à gros bouillon. Mais ses yeux étaient vitreux, ne reflétant plus la moindre étincelle de vie.

Tout était fini. Pourtant, ça aurait pas mal cloturé le banquet, un bon gros massacre en règle. On a croisé un Seigikami mort traîné par une louve de son clan, mais dans l'absolu, y avait pas l'air d'y avoir trop de dégâts. Bon y avait pas mal de Karasu qui étaient arrivés bien avant nous. Dont Karasu Chibana et Karasu Masamune. Ainsi que Seigikami Tomoe et Karasu Kagehisa, Daimyos de leur clan. Mais je crois pas les avoir entendus.

Ca m'a fait plaisir de revoir Chibana-san et Masamune-san en tout cas, et en un seul morceau. Le second s'était battu contre l'Oni apparemment, et avait récolté une sale estafilade à l'épaule, mais rien qui ne puisse disparaitre avec le temps et les soins. Et s'il a fièrement déclaré qu'il faudrait plus gros pour effrayer un Karasu, je me suis abstenu de lui expliquer la différence entre la "petite" bestiole ailée qu'ils avaient térassée et leur papa géant. Cela dit, à sa place je crois que j'aurais aussi été assez fier et, avec le recul, sa remarque était carrément justifiée.

Il a d'ailleurs faillit se prendre le bec avec un Kenseï Torayama du nom d'Akimune, parce qu'un Karasu était mort à Kyuden Torayama, même si je n'ai pas tout suivi. Mais bon, y avait apparemment une troupe de kishus Seigikami qui s'était perdue en terre des Ombres alors, ni une ni deux, Gosaburo-sama a dépassé les portes dans un "BANZAÏ !" retentissant, et on l'a suivi. On a bien retrouvé la troupe à un poste frontière abandonné en terre des Ombres, accompagnés de trois Kitsune avec leur troupe, du Torayama, de Tomoe-sama et du Shogun entouré de ses deux Saru, qui nous avaient rattrapés sur la route.

Quelques bakémonos et shikomes ont essayé de nous mettre des batons dans les pattes mais bien mal leur en pris, ils n'ont pas fait long feu. Tomoe-sama a ramené sa troupe du bon côté des portes, les autres ont suivi, et on a fermé la marche avec Gosaburo-sama. Tout ce petit monde est rentré en bonne ordre sans dommages et l'histoire était close. Pour ce qui était de l'ouest.

On est repartis vers chez nous, et voilà qu'on croise Hide-sama et Iraki-san qui nous apprennent que la porte sud a été débordée pendant qu'on était barrés là haut, et qu'un autre Oni Ryu s'était infiltré dans l'Empire avec des bakémonos. On allait se remettre en route, un peu en rogne mais au fond, plutôt contents de pouvoir tomber sur un Oni Ryu vivant, quand le Karo Karasu (encore lui) est arrivé à son tour. Noires ailes, noires nouvelles, c'est lui qui nous a annoncé que Zaraki-sama était mort aux prises avec un groupe de bandits, son corps ayant été ramené à Shiro Banken.

Je peux vous dire que pour le coup, on a pas traîné.

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MessageSujet: Re: Trépidentes tribulations d'un gros porc.   Mer 7 Juil - 13:31

Interlude : de l'Art et la Manière de courir vite.

Si vous avez été attentif, vous avez noté qu'il y avait une technique de course spéciale qui a trait aux cheveux. Il s'agit en fait d'un ensemble à la fois très précis, méthodique, et instinctif. Le tout faisant partie d'un Art que d'aucuns nomment le Parkour.

Cette technique n'est efficace qu'après des mois voir des années d'entraînement mais, bien que la théorie n'égale pas la pratique, je vais tout de même vous en révéler les bases.

Sachez qu'elle s'applique tout autant aux déplacements dits "normaux", aux charges, ou aux retraites. encore que pour ces dernières, il faut impérativement avoir fait sa préparation avant, ce qui n'est pas toujours évident. Mais de toute façon on s'en cogne : un Buta meurt mais ne se rend pas !

Première étape, détachez vos cheveux, tirez les bien en arrière pour les plaquer le long de votre crâne, même si c'est moche. Faut vraiment que ça tire pour que ce soit bon. Ceci fait, attachez les juste au dessus de la base de la nuque, bien serrés ! Faudrait pas que ça se desserre en route quand même. Surtout, surtout ! SURTOUT !! Il faut que les cheveux plaquent le haut de vos oreilles avec, d'autant plus si elles sont prohéminentes ou en fleur.

Si vous arrivez à faire ça, vous avec fait le quart du chemin. Mais pourquoi donc me direz vous ? Pour avoir une silhouette lon-gi-tu-di-nale. Si vous avez le temps, tâchez de faire des noeuds avec les pans amples de votre kimono, le cas échéant. Sinon le vent risque de se prendre dedans.

Bien, maintenant que vous êtes en condition, sucez vous le bout. Du doigt. Celui que vous voulez, tant que vous pouvez ensuite le lever au dessus de votre tête. Ca, c'est pour déterminer d'où vient le vent.

A partir de là, faut pas perdre de temps, parce que le vent ça peut tourner, c'est vicieux comme une truie ! Toujours partir dos au vent. On dit en général "dans le vent". En plus ça fait bien d'être dans le vent. C'est plus simple de prendre de la vitesse, peu importe la direction dans laquelle vous devez vous rendre. Le but, c'est d'être dans le vent.

Vous vous mettez donc en position, et vous vous propulsez dans le vent ! Faut bien le faire, prendre un bon départ pour pouvoir prendre de la vitesse rapidement. A vous d'aviser si votre vitesse est bonne mais une fois que c'est bon, si la direction vers laquelle vous vous dirigez n'est pas celle escomptée, faut tourner. Mais pas d'un coup surtout, ou vous perdrez de la vitesse ! En arc de cercle.

Oubliez pas, si vous vous retrouvez face au vent, courez tête vers l'avant. Faut casser le vent avec le front, pour qu'il épouse la longitudinalité de votre tête ! Notez que plus on a des cheveux longs, mieux ça marche. Et surtout, pensez "oreilles". Si elles se décollent, le vent risque de s'y engouffrer, et là c'est le drame.

Bon parkour !

pig
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Danton
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MessageSujet: Re: Trépidentes tribulations d'un gros porc.   Mer 7 Juil - 16:57

Chapitre Dixième : Mort.

Le vieux katana du père mordait profondément, déchirant armure, chair et os. Le sang giclait et giclait encore en hémorragies du corps ravagé par les deux profondes plaies. Il n'en fallait guère plus pour achever la besogne. Non guère plus.

Il n'avait pas même eu l'occasion de riposter que le coup fatal lui était administré et qu'il s'écroulait, face contre terre, mort.

Tous, nous avons nos serments, prononcés ou intérieurs. Et chaque chose que l'on entreprend, jusqu'à nos ambitions, est forgée par eux, à moins de se parjurer.

Celui qui fut Kuma Omura beignait dans son sang. Immobile, bientôt raide et froid. Son poing encore fermement serré autour de la poignée de son katana. Son tatouage irradiait toujours sa puissance mystique.

Je ne le connaissais que peu, je l'avais croisé tout au plus, peut être adressé quelques mots. Mais il fut la preuve que la corruption peut frapper n'importe où.

Je serais allé jusqu'au bout de cette besogne si Toguro-sama ne s'était pas interposé pour administrer le dernier coup fatal. Je lui en suis reconnaissant autant que je le plains : il appartient à chacun de supporter le fardeau de ses frères. Et il appartient à notre Daimyo de supporter tous nos fardeaux, quel qu'en soit leur poids.

Plus que jamais, ce jour, j'ai su que ceux qui se battaient contre des samouraïs d'autres clans étaient des fratricides. Depuis ce jour, j'ai pitié d'eux.

Mais, hé, la vie continue. Et quand l'appétit va tout va !

pig
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la filasse
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MessageSujet: Re: Trépidentes tribulations d'un gros porc.   Mar 12 Oct - 13:49

Shukonorize se dandinait.

Oh oui, il se dandinait de douleurs et de rires mélés.

Une blague potache d'un de ces frères de clan avait répendu un virus gastrique particulièrement efficace qui tenaillait la moitié des entrailles du clan Kuma.
A l'origine, un simple mais gros gateau d'riz pas assez cuit dans un moule rempli d'vase dégueux. AHAHAH Qu'est c'qui sont drole dans l'sud!!!!

Voir P'tit doigt Ryoku et Toguro se tenir le derrière et courir vers le premier buisson à portée d'vue et Rude poitant du doigt et riant aux éclats Hokuto qui venait de remplir de chiasse son gusoku tout neuf était un spectacle qu'il garderait à jamais graver dans ses songes.

Pourtant quand il entreprit lui même de satisfaire son intestin grèle au plus vite et qu'il avait besoin de papier pour... Bah pour ... Enfin voilà quoi, il tombe sur un livre qu'il embarqua sans menagement, en courant, dans l'endroit calme.

Il fit son office et soulagé alla arracher quelques pages de papier. D'habitude la lecture, ouais bon bof.
Mais là, étonnement au chiotte, il se sentait d'un seul coup d'humeur curieuse.

Il parcourut les premiers mots et comprit.

Ce carnet appartenait à Ryoku, le grand cousin.

Depuis ce jour il parcourt le camps à la recherche du tome 2...

LE TOME 2 BORDEL DE MERDE!!!!!
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