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 Karasu Kara, vie et mort d’un Nihon no Hanji

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Hoshi
Daimyo
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Nombre de messages : 136
Date d'inscription : 22/10/2007

MessageSujet: Karasu Kara, vie et mort d’un Nihon no Hanji   Mer 2 Déc - 19:14

Certains se demanderont sans doute pourquoi j’écris cette chronique ? Je suis loin d’être un Grand samouraï dont le nom mérite d’être gravé à jamais dans l’Histoire de l’empire du soleil rouge. Aussi, cette chronique n’intéressera-t-elle sans doute pas grand monde. Mais avec cet hiver qui n’en finit pas, j’avais besoin de m’évader quelques instants de l’austère rigueur des textes de loi dans lesquels je suis quotidiennement plongé. Certains auront peut-être également envie de faire passer le temps autrement.

Né Osamaru sous le shogunat de Harada, je suis devenu Karasu deux ans plus tard sous l’autorité de Fusanori. Dans ma quatorzième année, Shunbin prenait sa succession. Aussi, un an avant même mon gempukku, j’avais déjà connu le règne de trois shoguns. A mes quinze ans, après avoir passé les épreuves qui me rendaient dignes du rang de samouraï et suivi une formation de yoriki, je jurais donc fidélité à Shunbin.

Peu de temps après, je me rendis à Shiro Banken où je rencontra pour la première fois de mon existence Suzanoo-Wu, kami des conflits, des tempêtes et des océans. J’en fus tiraillé, les lois édictées par Nihon que je m’étais engagé à faire respecter nous invitant à combattre les kamis. Mais il était l’invité de notre shogun et semblait désireux d’aider l’Empire. La discussion que je pus avoir avec lui fut pour le moins enrichissante. Entre autres choses, il m’expliqua ainsi pourquoi Nihon ne pourrait jamais être ramené du Meido. C’est alors que je prie également connaissance du code du bushido rédigé par Torayama en personne, évoquant notamment la franchise comme l’une des sept valeurs du bushido.

Encore sous le coup de cette rencontre, sans parler de ma naïve jeunesse, je m’opposai à Hajime, magistrat en charge de l’édification des lois impériales. Si je ne reviendrais pas sur la cause précise du conflit, celle-ci ayant été réglée par un duel iaïjutsu, ceux qui furent présents et me connaissent ne manqueront pas de noter l’ironie de l’histoire. Toujours est-il que c’est dans ces circonstances que l’âme de ma lame s’éveilla pour se révéler à moi. Comme son nom l’indique, Kousei aspire à servir une impartiale justice. Ayant la même volonté et lui ayant toujours témoigné mon plus profond respect, je me plais à croire que c’est pour ces raisons qu’elle me fit l’honneur de me permettre d’unir son âme à la mienne. Qu’il est toujours doux de sentir à ses côtés une amie fidèle au commun désir. Nous faisons ainsi régulièrement corps dans un même puissant sentiment de sérénité, au service de l’Empire et de sa Justice.


Dernière édition par Hoshi le Jeu 18 Fév - 14:07, édité 1 fois
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Hoshi
Daimyo
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Date d'inscription : 22/10/2007

MessageSujet: Re: Karasu Kara, vie et mort d’un Nihon no Hanji   Mar 22 Déc - 16:25

J’ai toujours été attaché à l’unité de l’Empire et à la pleine collaboration des clans le constituant. Et cela n’avait rien à voir avec le second article des lois impériales que notre très sage shogun Shunbin avait promulgué. Non, cela me semblait tout simplement être une évidente nécessité. Si chaque clan avait un vécu, des savoir-faire ou des sensibilités différentes, il n’en demeurait pas moins que tous avaient une histoire commune, celle que Nihon avait mis près de trois siècles à forger pour nous. Le grand empire du soleil rouge était son œuvre, et j’entendais la respecter. La terre des Ombres mobilisait suffisamment nos forces pour que nous évitions de les gaspiller en de viles querelles qui ne pourraient conduire qu’à notre perte à tous. Fils de l’ère des trois shogun, j’en étais convaincu.

Mes premiers pas en dehors de mes terres me conduisirent sur celles du clan Kitsune. Nos relations avec ce clan étaient encore fraiches depuis la mort d’Eo mais j’entendais les réchauffer. Son fils, Toshiro, ne me facilitait malheureusement déjà pas la tâche. Sous couverts des régulières incursions que la terre des Ombres poussait jusque dans nos plaines, il tentait habilement de prendre le contrôle de ces dernières. Aussi, je dus user de mon sens naissant de la diplomatie pour l’en dissuader, au moins momentanément. Mais c'est surtout avec son shunô en charge des relations diplomatiques que je pus m'entretenir longuement et renouer de meilleures relations entre nos deux clans. Je m'assurais ainsi de l'approvisionnement en matières premières pour les plus réputés artisans de l'empire, aux meilleurs tarifs possibles, dans l'intérêt de l'Empire.
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Hoshi
Daimyo
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Date d'inscription : 22/10/2007

MessageSujet: Re: Karasu Kara, vie et mort d’un Nihon no Hanji   Jeu 25 Fév - 19:29

Malgré tous mes efforts pour redorer l’image du clan Kitsune auprès du shogun et améliorer les relations entre nos deux clans, c’est contre son propre daimyo que je dus instruire ma première grande affaire en tant que hanji.

Une samouraïko Kitsune, dont je tairais ici le nom, vint en effet m’alerter que l’Empire courrait un grand danger. Selon elle, Toshiro, son propre daimyo, conspirait contre Shunbin, notre vénérable shogun, et espérait obtenir le soutien d’autres daimyos dans sa funeste entreprise. Laissant volontairement se dégrader la situation de l’empire, il irait même jusqu’à pousser les heimins à la révolte pour pouvoir ensuite en faire endosse la responsabilité au shogun et lui reprocher son inaction. L’affaire était aussi complexe qu’importante. Si la samouraïko Kitsune semblait sincèrement navrée de devoir trahir son daimyo, même si c'était pour protéger avant tout le reste de son clan et l’Empire, elle pouvait tout aussi bien agir par vengeance ou ambition personnelle. Je me devais donc de demeurer prudent et de mener la plus complète investigation possible avec le maximum de discrétion.

Dans ce genre d’affaires, où tout n’était que discussions feutrées et discrets conciliabules, obtenir des preuves matérielles relevait du défi, qui plus est avec un homme aussi fin que Toshiro. Toutefois, en interrogeant longuement différents samouraïs du clan Kitsune, les informations semblaient se recouper étrangement. Si le doute était encore permis, le risque de trahison envers l’Empire devenait de plus en plus grand. Je devais encore entendre son épouse lorsque Toshiro fit son retour à Kyuden Kitsune.

C’est aussi à ce moment que Kagetoki, mon estimé shunô, vint lui porter une convocation impériale. Le daimyo Kitsune devait se présenter à la cour shogunale dans les plus brefs délais. Il me fallait donc rejoindre Kyuden Karasu sans plus attendre afin d’informer Shunbin de l’inquiétante situation, permettant ainsi à notre vénérable shogun d’en prendre toute la pleine mesure. Profitant que le daimyo Kitsune décide d’assister aux funérailles de son homologue au campement Seigikami, je prenais l’avance requise aux côtés de plusieurs témoins Kitsunes.

Faisant mon rapport circonstancié au shogun, je finis par apprendre la raison de la convocation du daimyo Kitsune. Le clan Kuma venait de révéler à Shunbin l’existence présumée de cultures de pavot Kitsunes échappant à l’impôt impérial. Il s’en suivit un procès qui aurait mérité de rester dans les anales de l’Empire, tant un accusé s’est rarement aussi bien défendu. Malgré les nombreux et graves faits d’accusations qui lui étaient reprochés, Toshiro se défendait avec une éloquence, une contre argumentation, et une prestance tout à fait remarquable. Il forçait l’admiration de tous je pense. Les traitant indépendamment, il trouvait ainsi à chaque fois une explication parfaitement raisonnable à chacun des faits qui lui étaient reprochés. Et en l'absence de preuves matérielles, nous ne pouvions confirmer ou infirmer les allégations Kumas sur l'existence supposée de champs de pavot secrets.

Si Toshiro échappait à l’accusation de crime impérial, dont la seule sentence possible aurait été la mort, la confiance que le shogun avait bien voulu accorder au daimyo avait été profondément érodée. Aussi Shunbin décida-t-il de retirer à Toshiro une très large partie de l'honneur qu'il avait remis entre ses mains. Plutôt que de se faire seppuku, Toshiro s’abandonna à la corruption et dû finalement être abattu avant d’avoir pu rejoindre la Terre des Ombres.
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MessageSujet: Re: Karasu Kara, vie et mort d’un Nihon no Hanji   

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